Panorama essentiel des foncières cotées à suivre en 2025

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En 2025, le secteur des foncières cotées fait figure de phare dans l’univers complexe de l’investissement immobilier. Ces sociétés, cotées en bourse et bénéficiant d’un cadre fiscal privilégié, offrent une alternative séduisante à l’accession directe à la pierre. Entre flexibilité, distribution régulière de dividendes et gestion professionnelle des actifs, leur attrait séduit aussi bien les investisseurs individuels que les institutionnels. Cependant, la transformation du marché immobilier, marquée notamment par des fluctuations des taux d’intérêt et des tendances de consommation post-pandémie, impose une lecture fine et actualisée des opportunités qu’elles présentent. Quelles foncières cotées privilégier dans ce contexte incertain ? Comment conjuguer performance, sécurité et stratégie financière dans ces véhicules d’investissement ? Ce panorama essentiel éclaire les spécificités, les atouts et les risques des foncières cotées pour accompagner vos décisions en 2025.

L’intérêt croissant pour les foncières cotées s’explique aussi par le double bénéfice qu’elles offrent : un accès rapide à la liquidité via les marchés boursiers, et un rendement généré par l’immobilier, souvent perçu comme refuge en période d’instabilité économique. La connaissance précise de leur fonctionnement et de leurs dynamiques de marché s’avère cruciale afin de saisir les signaux stratégiques à l’aube de cette nouvelle année. Cette analyse s’attache à décrypter les fondamentaux, à comparer différents types de structures, et à pointer les acteurs majeurs qui façonnent le paysage français et international. Que vous soyez un investisseur aguerri ou un conseiller en gestion de patrimoine à la recherche d’opportunités, cette exploration détaillée vous permettra de mieux appréhender les enjeux du marché immobilier coté en 2025.

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Comprendre les foncières cotées : définition, modèle économique et spécificités fiscales

Les foncières cotées, souvent désignées sous le sigle SIIC (Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées) en France, incarnent une forme particulière d’entreprise immobilière. Leur vocation première est la détention et la gestion d’une vaste gamme d’actifs immobiliers, échangés publiquement sur les marchés financiers. Le statut SIIC, instauré en 2003, a profondément transformé leur paysage en introduisant un cadre fiscal avantageux : en échange d’une distribution obligatoire d’au moins 95 % des bénéfices issus des loyers et 70 % des plus-values immobilières, ces sociétés sont exonérées d’impôt sur les sociétés. Cette caractéristique fiscale encourage la redistribution régulière des revenus aux actionnaires, ce qui explique la popularité des foncières cotées auprès des investisseurs cherchant des revenus passifs sous forme de dividendes.

Le modèle économique des foncières cotées repose sur trois axes fondamentaux : l’acquisition d’actifs immobiliers, leur mise en location afin de générer des flux réguliers, et la valorisation de ces actifs sur le long terme. Contrairement aux promoteurs immobiliers qui tirent leurs profits de la construction et de la vente, les SIIC privilégient la création de valeur à travers une gestion dynamique de leur portefeuille immobilier. Cette gestion s’appuie souvent sur une spécialisation sectorielle : bureaux, centres commerciaux, logistique ou résidentiel. Par exemple, Unibail-Rodamco-Westfield est un leader dans les centres commerciaux haut de gamme, tandis que Gecina concentre ses actifs sur des bureaux premium situés en région parisienne. Cette spécialisation permet d’affiner la stratégie financière et de développer une expertise pointue, indispensable pour anticiper les évolutions du marché immobilier.

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L’investissement dans les foncières cotées se distingue également par son accessibilité. Contrairement à l’achat d’immobilier traditionnel ou même aux SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), les actions des SIIC peuvent être achetées et vendues en temps réel en bourse. Ce mécanisme offre une liquidité rare dans l’univers immobilier, permettant aux investisseurs d’adapter rapidement leur exposition selon les conditions du marché. La fiscalité avantageuse complète ce tableau : en plus du choix entre flat tax à 30 % et barème progressif de l’impôt sur le revenu, les actions de foncières cotées sont exonérées de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), un atout particulièrement apprécié dans la gestion patrimoniale.

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Comparaison détaillée entre foncières cotées et SCPI : avantages, inconvénients et typologies d’investisseurs

Le débat entre investir dans des foncières cotées ou dans des SCPI est central pour appréhender la diversité des investissements immobiliers papier. Ces deux véhicules partagent une même finalité : investir dans l’immobilier sans en supporter la gestion directe. Toutefois, leurs mécanismes, leurs frais, leur liquidité et leur fiscalité s’adressent à des profils d’investisseurs très différents.

Les foncières cotées jouissent d’une liquidité exceptionnelle, avec la capacité d’acheter ou vendre leurs titres en temps réel sur la bourse, souvent pour quelques dizaines d’euros seulement. En comparaison, accéder aux parts de SCPI implique généralement un ticket d’entrée plus élevé, parfois plusieurs centaines d’euros, avec un délai de revente pouvant s’étendre sur plusieurs semaines, voire mois, ce qui réduit fortement la flexibilité de l’investissement. Les frais jouent également un rôle important : les foncières cotées sont soumises à des commissions de courtage limitées, généralement inférieures à 1 %, tandis que les SCPI pratiquent des droits d’entrée pouvant dépasser 10 % du capital investi.

La fiscalité sur les revenus générés diffère aussi sensiblement : les dividendes des SIIC bénéficient du choix entre un prélèvement forfaitaire unique à 30 % (flat tax) ou l’imposition au barème progressif avec prélèvements sociaux à 17,2 %, tandis que les revenus des SCPI sont soumis directement au barème progressif, majoré des prélèvements sociaux. Sur un autre plan, les investisseur dans foncières cotées profitent de l’exonération d’IFI, atout non négligeable pour les patrimoines lourds, contrairement aux SCPI qui restent soumises à cet impôt. Cela constitue un critère déterminant dans la décision d’allocation pour certains profils de clients en gestion de patrimoine.

Un autre biais important concerne le financement : l’effet de levier, c’est-à-dire l’utilisation d’un crédit pour amplifier le rendement, est courant et souvent recommandé dans l’univers des SCPI. Cette possibilité est quasiment exclue avec les foncières cotées où l’achat à crédit est techniquement impossible, limitant ainsi l’effet de levier direct. En revanche, les foncières offrent la possibilité d’investir via des comptes-titres ordinaires, des assurances-vie ou des ETF immobiliers, adaptées pour les investisseurs recherchant une gestion active et une diversification internationale.

Critères Foncières cotées (SIIC) SCPI
Liquidité Excellente (temps réel) Faible (plusieurs semaines/mois)
Ticket d’entrée Quelques dizaines d’euros Quelques centaines d’euros
Frais d’entrée <1% (frais de courtage) 0-12% du montant investi
Fiscalité sur les revenus Flat tax 30% ou barème progressif + 17,2% PS Barème progressif + prélèvements sociaux
Fiscalité sur les plus-values Flat tax 30% ou barème progressif + 17,2% PS 19% IR + 17,2% PS avec abattements progressifs
Impôt sur la fortune immobilière (IFI) Exonérées Soumises
Possibilité d’emprunt Impossible Possible (effet de levier)

En synthèse, le choix entre foncières cotées et SCPI dépend des objectifs d’investissement, du profil de risque et des contraintes de liquidité de l’investisseur. Les jeunes actifs ou ceux recherchant un accès rapide à la bourse préféreront les SIIC pour leur flexibilité et potentiel de croissance. Les investisseurs plus prudents, proches de la retraite, pourront privilégier les SCPI pour la stabilité des revenus sur le long terme et l’effet de levier possible.

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Les stratégies d’investissement en foncières cotées pour maximiser la performance en 2025

Aborder le marché des foncières cotées en 2025 implique une analyse rigoureuse du positionnement stratégique des sociétés, en particulier dans un contexte où le marché immobilier évolue sous l’influence combinée de la conjoncture économique et des évolutions sectorielles. La valorisation des actifs, le ratio d’endettement, ainsi que la qualité des locataires deviennent des critères essentiels pour orienter une stratégie financière performante.

L’une des premières stratégies consiste à privilégier la diversification sectorielle et géographique. Les sociétés concentrées uniquement sur un seul secteur, comme les bureaux ou la logistique, présentent un risque plus élevé en période d’incertitude économique. En revanche, les foncières qui étendent leur portefeuille à plusieurs secteurs ou régions bénéficient souvent d’une meilleure résilience face aux cycles immobiliers. Par exemple, Klépierre investit dans des centres commerciaux répartis sur plus de dix pays européens, offrant ainsi une protection naturelle contre les fluctuations locales.

Un autre levier important consiste en la gestion prudente du levier financier. Les foncières doivent maintenir un ratio dette nette/EBITDA raisonnable, permettant à la fois d’optimiser le rendement tout en conservant une solidité financière. En 2025, plusieurs leaders affichent un ratio amélioré, gage de meilleure solvabilité et d’une meilleure capacité à faire face aux hausses des taux d’intérêt. Cette maîtrise de l’endettement est cruciale car elle influe directement sur la confiance des marchés et sur la notation de crédit, deux éléments déterminants pour l’évolution du cours de bourse des SIIC.

Enfin, la qualité des locataires reste un pilier fondamental de la performance. Une foncière immobilière dont le patrimoine est loué majoritairement à des entreprises solides et de renom garantit une stabilité des revenus locatifs, minimisant le risque d’impayés. Par exemple, Gecina, fortement positionnée sur des bureaux occupés par de grandes entreprises, illustre cette politique avec un taux d’occupation financier supérieur à 93 % fin 2024. De plus, la régularité et la revalorisation des loyers dans les baux à long terme offrent des perspectives stables pour le versement des dividendes.

En somme, une stratégie d’investissement avisée en foncières cotées en 2025 conjugue diversification fine, gestion rigoureuse des dettes et sélection rigoureuse des locataires, favorisant un équilibre entre croissance, sécurité et distribution de dividendes attractifs.

Présentation des principales foncières cotées françaises à suivre en 2025

Le marché français des foncières cotées se caractérise par une concentration autour de quelques acteurs majeurs, leaders dans leurs segments respectifs. Ceux-ci combinent capitalisation importante, diversification sectorielle et stabilité financière, ce qui en fait des piliers incontournables pour les investisseurs en quête de performances solides dans l’immobilier coté.

Gecina représente l’un des exemples emblématiques de foncière spécialisée dans l’immobilier de bureaux premium. Avec une capitalisation boursière dépassant les 6 milliards d’euros fin 2024, elle détient un parc immobilier concentré sur Paris QCA et Neuilly. Sa dette nette sur EBITDA, autour de 11,7x, tend à s’améliorer progressivement, démontrant une gestion financière de plus en plus rigoureuse. Son taux d’occupation financier élevée, à 93,4 %, souligne la solidité et la liquidité de ses revenus. Gecina se distingue aussi par la qualité de ses locataires, souvent des grandes entreprises ou des enseignes prestigieuses, assurant une visibilité de revenus stable et récurrente.

Klépierre, quant à elle, s’impose dans le domaine des centres commerciaux en Europe. Sa capitalisation approche les 10 milliards d’euros, soutenue par une structure financière solide matérialisée par un ratio dette nette/EBITDA historiquement bas, estimé à 7,1x à la fin 2024. Son portefeuille est diversifié sur plus d’une dizaine de pays européens, ce qui amortit l’impact des ralentissements locaux. Le taux d’occupation élevé à 96,5 % témoigne d’une gestion efficace des centres et d’une demande toujours soutenue pour les emplacements premium. Klépierre détient aussi une notation de crédit favorable (A- selon S&P), gage de confiance accrue des investisseurs.

Dans un segment plus ciblé, Argan se distingue par sa spécialisation dans la logistique et les entrepôts premium, capitalisant sur l’essor de l’e-commerce. Avec une capitalisation d’environ 1,6 milliard d’euros, elle affiche un taux d’occupation de 100 %, signe d’un parc entièrement exploité. Son ratio d’endettement reste maîtrisé autour de 9,2x, assurant une flexibilité financière pour saisir de nouvelles opportunités. Argan illustre l’intérêt grandissant pour les actifs logistiques, dont la demande reste robuste grâce aux mutations des chaînes d’approvisionnement mondiale.

Critères Gecina Klépierre Argan
Capitalisation Boursière 6,2 Mds € 9,56 Mds € ~1,6 Mds €
Dette Nette/EBITDA 11,7x (amélioration continue) 7,1x (historique bas) 9,2x
Taux d’Occupation financier 93,4% 96,5% 100%
Notation Crédit A- (S&P) / A3 (Moody’s) A- (S&P) / A (Fitch) BBB- (S&P)
Diversification Géographique Paris QCA + Neuilly 10+ pays européens France métropolitaine
Diversification Sectorielle Bureaux premium + résidentiel haut de gamme Centres commerciaux leaders + projets d’agrandissement Logistique e-commerce
Qualité locataires Grandes entreprises et enseignes de luxe Enseignes retail internationales Logisticiens et acteurs e-commerce
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Focus sur les REITs américains : diversification mondiale et innovations du secteur immobilier coté

Au-delà des frontières françaises, les REITs américaines incarnent une source majeure de diversification pour les investisseurs souhaitant exposer leur portefeuille à des marchés immobiliers variés et innovants. Les fonds tels que Prologis et Realty Income jouent un rôle clé, avec des capitalisations boursières massives et des modèles économiques éprouvés.

Prologis se positionne comme un géant mondial de la logistique, avec une présence dans plus de 20 pays et une expertise en data centers, énergie renouvelable, et infrastructures liées à l’innovation. Ce positionnement stratégique lui confère une résilience remarquable face aux fluctuations économiques et aux mutations technologiques. Son ratio dette nette sur EBITDA, entre 4,9x et 5,1x en 2025, souligne un contrôle rigoureux de la dette. Avec une notation A2 par Moody’s, Prologis inspire confiance et offre des dividendes réguliers, soutenus par un taux d’occupation de 95,1 %.

Realty Income, surnommée « The Monthly Dividend Company », se distingue par sa politique de distribution mensuelle de dividendes et sa diversification sectorielle. Avec plus de 45 milliards de dollars de capitalisation, elle détient essentiellement des actifs commerciaux loués via des contrats à long terme, majoritairement « triple net », offrant une visibilité exceptionnelle sur les flux de revenus. Son taux d’occupation dépasse les 98 %, tandis que sa notation crédit (A3 Moody’s) conforte sa solidité. Cette société propose une alternative de choix pour les investisseurs cherchant un flux de revenus stable au-delà des frontières américaines.

Pour ceux qui souhaitent une diversification plus large sans sélectionner individuellement les REITs, les ETF immobiliers mondiaux représentent une solution optimale. Par exemple, l’iShares Developed Markets Property Yield UCITS ETF offre une exposition à des centaines de foncières cotées dans les marchés développés, permettant de réduire le risque spécifique tout en capitalisant sur les tendances globales du marché immobilier.

Critères Prologis Realty Income iShares Developed Markets ETF
Capitalisation boursière 80+ Mds USD 45+ Mds USD 868 M€ (distribution)
Dette Nette/EBITDA 4,9x – 5,1x 7,3x – 8,3x Non applicable
Taux d’Occupation 95,1% 98,6% Non applicable
Notation Crédit A2 (Moody’s) A3 (Moody’s) / BBB+ (Fitch) Non applicable
Diversification Géographique 20 pays mondiaux US + International Marchés développés mondiaux
Diversification Sectorielle Logistique + data centers + énergie Commerce diversifié, contrats triple net Foncières diversifiées globalement
Qualité locataires E-commerce, retail, industries diversifiées 91 industries différentes Centaines de foncières mondiales

Les modalités concrètes pour investir en foncières cotées en 2025 : comptes-titres, assurance-vie, ETF et PEA

S’investir dans les foncières cotées ne s’improvise pas et nécessite une bonne connaissance des différents mécanismes disponibles sur le marché financier. Le choix du véhicule d’investissement est déterminant, non seulement pour la fiscalité applicable, mais aussi pour la flexibilité et les frais liés.

Le compte-titres ordinaire (CTO) constitue la voie la plus directe pour acquérir des actions de SIIC françaises et de REITs internationales. Accessible auprès de nombreux courtiers, le CTO permet un achat et une revente en temps réel, avec des frais souvent limités aux commissions de courtage. Par exemple, certaines plateformes en ligne, comme Trade Republic, proposent des conditions particulièrement avantageuses avec des frais d’ordre réduits et aucune commission de gestion. Un point important est la gestion des devises pour les achats de REITs américaines, car les frais de conversion doivent être anticipés. La fiscalité des dividendes en CTO est la flat tax de 30 %, incluant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, mais les investisseurs peuvent opter pour le barème progressif.

L’assurance-vie représente un autre moyen très prisé, car elle offre une fiscalité particulièrement avantageuse à moyen et long terme, notamment après huit ans de détention. Néanmoins, l’offre en unités de compte incluant des SIIC françaises reste parfois limitée selon les contrats, tandis que les REITs internationales sont principalement accessibles via des fonds spécialisés ou des ETF intégrés dans certains contrats. Cette modalité réduit la complexité fiscale et administrative, offrant une solution souple aux investisseurs qui souhaitent intégrer les foncières cotées dans une stratégie patrimoniale globale.

Les ETF immobiliers favorisent une diversification immédiate en regroupant un grand nombre de foncières cotées dans un seul placement. Ils sont accessibles via compte-titres ou assurance-vie et permettent de capter les tendances mondiales sans prendre un risque spécifique à une société ou un pays. Le fonds Amundi Index FTSE EPRA/NAREIT Global illustre bien cette capacité à mixer SIIC et REITs internationales pour un profil équilibré.

Enfin, il faut noter que les SIIC françaises ne sont plus éligibles au Plan d’Épargne en Actions (PEA) depuis 2011, du fait du critère de financement de l’économie européenne. Cependant, certains ETF synthétiques, comme le Lyxor PEA Immobilier Europe, contournent ce blocage en répliquant la performance des foncières cotées par des instruments financiers dérivés, permettant ainsi une exposition immobilière dans un cadre fiscal PEA.

Analyse des risques et opportunités sur le marché des foncières cotées en 2025

Le contexte économique global de 2025 continue de présenter des défis pour les investisseurs en foncières cotées. La fluctuation des taux directeurs, potentiellement à la baisse après plusieurs années de hausses, constitue un facteur clé à surveiller. Une baisse des taux pourrait stimuler la demande pour les actifs immobiliers cotés en bourse, favorisant un rebond des cours et du rendement des dividendes.

Inversement, le risque d’un retour des tensions inflationnistes reste un frein majeur. Une hausse généralisée des coûts pourrait peser sur la rentabilité des foncières, d’autant que leurs baux, souvent à long terme, comportent des clauses d’indexation parfois insuffisantes pour compenser complètement ces surcoûts. Cette situation pourrait limiter les flux financiers redistribués aux actionnaires et freiner les investissements additionnels nécessaires à la valorisation des actifs.

Les opportunités résident dans la capacité des foncières à suivre les mutations du marché immobilier. Le développement du segment logistique lié au commerce en ligne, la transformation des usages de bureaux vers des espaces plus flexibles, et la montée en puissance de l’immobilier durable et ESG offrent des leviers de croissance. Les foncières les plus agiles, capables de réorienter leurs actifs vers ces secteurs porteurs, sont plus à même de générer une croissance durable de leurs résultats et donc d’attirer des capitaux.

De plus, la tendance vers la digitalisation de la gestion d’actifs immobiliers optimise la performance opérationnelle en réduisant les coûts et en améliorant la qualité du service aux locataires. Cette innovation confère un avantage concurrentiel aux foncières qui l’adoptent rapidement, renforçant la confiance des investisseurs et la solidité de leurs résultats financiers.

Rôle des foncières cotées dans la gestion d’actifs et la diversification des portefeuilles patrimoniaux

Les foncières cotées occupent désormais une place incontournable dans la gestion d’actifs, notamment pour les gestionnaires de portefeuilles à la recherche de diversification économique et sectorielle. En raison de leur nature hybride entre immobilier et bourse, elles combinent la visibilité et stabilité des revenus immobiliers avec la facilité d’arbitrage propre aux marchés financiers.

Intégrer des foncières cotées dans un portefeuille permet de réduire la volatilité globale grâce à la diversification sectorielle. Par exemple, un portefeuille traditionnellement exposé aux actions ou obligations peut trouver un complément de rendement et de stabilité avec les dividendes réguliers des SIIC. Cette stratégie s’adresse à plusieurs profils d’investisseurs, des particuliers jusqu’aux fonds institutionnels, en quête d’un meilleur équilibre entre croissance et sécurisation du capital.

Par ailleurs, les foncières cotées favorisent une gestion active et réactive face aux évolutions du marché immobilier. Les échanges en bourse offrent la souplesse nécessaire pour ajuster l’exposition rapidement, à la différence des placements immobiliers classiques ou des SCPI. Cette réactivité est un atout précieux dans un contexte d’incertitude économique et de cycles changeants.

Enfin, l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la stratégie des foncières cotées marque une évolution notable. Les investisseurs soucieux d’impact responsable peuvent ainsi conjuguer performance financière et engagement durable, un argument croissant dans le cadre d’une gestion patrimoniale moderne.

Perspectives et tendances majeures à surveiller dans le secteur des foncières cotées en 2025

Le marché des foncières cotées en 2025 est confronté à une dynamique où la stabilisation des taux d’intérêt et l’incertitude macroéconomique coexistent. Plusieurs tendances clés s’imposent pour orienter les décisions d’investissement et la gestion stratégique des portefeuilles immobiliers cotés.

  • Transition énergétique et immobilier durable : Les foncières intensifient leurs efforts pour améliorer la performance énergétique de leurs actifs. Respecter les normes environnementales devient un facteur déterminant dans la valorisation des immeubles et dans la fidélisation des locataires, particulièrement dans les bureaux et la logistique.
  • Digitalisation accrue : L’adoption d’outils numériques dans la gestion d’actifs immobiliers optimise l’efficacité opérationnelle, réduit les coûts et améliore la transparence envers les investisseurs.
  • Réorientation vers les actifs flexibles : L’évolution des modes de travail pousse les foncières à développer des espaces adaptés au coworking, à la mutualisation ou à une occupation hybride, afin d’anticiper les besoins des entreprises.
  • Intensification de la concurrence internationale : Avec la globalisation des flux financiers, les investisseurs ont désormais accès à une palette plus large de REITs mondiaux, accentuant la concurrence et la pression sur les foncières locales pour se différencier.
  • Optimisation des politiques de dividendes : Face à la nécessité de capter les investisseurs, les foncières réévaluent leurs stratégies de distribution, équilibrant croissance du capital et versements attractifs.

Ce contexte invite à une vigilance accrue sur les indicateurs financiers mais aussi sur la capacité d’innovation et d’adaptation des sociétés foncières. Ces tendances dessinent un avenir complexe mais porteur de nouvelles opportunités, appelant à une analyse pointue pour anticiper les mouvements à venir sur le marché boursier immobilier.

Qu’est-ce qu’une foncière cotée et quels sont ses avantages fiscaux ?

Une foncière cotée est une société immobilière dont les actions sont cotées en bourse. En France, elle bénéficie du statut SIIC, ce qui lui permet une exonération d’impôt sur les sociétés sous réserve de distribuer la majorité de ses bénéfices, favorisant ainsi des dividendes réguliers aux actionnaires.

Comment se compare la liquidité des foncières cotées à celle des SCPI ?

Les foncières cotées offrent une excellente liquidité grâce à leur cotation en bourse avec des transactions immédiates, contrairement aux SCPI qui nécessitent des délais de revente pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois.

Quels sont les critères essentiels pour choisir une foncière cotée performante ?

Il convient de privilégier une capitalisation boursière solide, un ratio dette nette sur EBITDA raisonnable, un taux d’occupation élevé et durable, ainsi qu’une diversification géographique et sectorielle pertinente.

Peut-on investir dans les foncières cotées via une assurance-vie ?

Oui, certains contrats d’assurance-vie offrent la possibilité d’investir dans des unités de compte comprenant des foncières cotées, permettant ainsi de bénéficier d’une fiscalité avantageuse sur les gains en capital et les dividendes.

Quelle différence fiscale existe-t-il entre un investissement en foncières cotées et en SCPI ?

Les foncières cotées proposent un choix entre la flat tax de 30 % ou le barème progressif d’impôt sur le revenu, avec exonération de l’IFI. En revanche, les SCPI sont soumises à une fiscalité plus contraignante sur les revenus et restent imposables à l’IFI.

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