Dans le contexte actuel de l’emploi en France, la coexistence d’un arrêt maladie pendant une période de chômage soulève de nombreuses interrogations pour les demandeurs d’emploi et les salariés récemment privés d’emploi. Cette situation, fréquemment rencontrée, combine les règles du régime d’assurance chômage avec celles de la sécurité sociale en matière de santé. Naviguer entre les droits des salariés, les indemnités journalières et les démarches administratives devient alors une étape incontournable pour assurer une stabilité financière et le respect des obligations légales. Le mécanisme complexe d’indemnisation impose une compréhension fine des règles pour ne pas compromettre le versement des allocations chômage ni retarder la reprise d’une activité professionnelle.
En 2025, avec les évolutions réglementaires récentes, il est capital de distinguer les sources de revenus pendant un congé maladie : l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est automatiquement suspendue dès réception de l’arrêt maladie, remplacée par les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie. Toutefois, cette suspension ne réduit pas la durée globale de vos droits, puisque cette période de cessation d’activité est reportée. De plus, les conditions d’éligibilité et les modalités de calcul des indemnités journalières nécessitent une attention particulière, surtout pour les chômeurs bénéficiant d’une couverture maladie longue durée ou concernés par un arrêt dépassant six mois.
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Les démarches pour déclarer un arrêt maladie auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et de Pôle emploi doivent être réalisées rapidement, sous peine de retarder ou de compromettre le versement des indemnités. De la déclaration dans les 48 heures auprès de la CPAM à la notification à Pôle emploi dans les 72 heures, chaque étape est cruciale. Pour les arrêts supérieurs à 15 jours, la réinscription à Pôle emploi est également une formalité obligatoire pour le maintien de vos droits.
Sommaire
- 1 Indemnités journalières et suspension des allocations chômage en cas d’arrêt maladie
- 2 Démarches administratives indispensables pour un arrêt maladie en situation de chômage
- 3 Comment l’arrêt maladie impacte-t-il vos droits et obligations en tant que demandeur d’emploi ?
- 4 Assurer la gestion financière et administrative de votre arrêt maladie en pleine période de chômage
- 5 Les particularités des arrêts maladie de longue durée durant le chômage
- 6 Que faut-il savoir sur le préavis chômage lors d’un arrêt maladie ?
- 7 Les erreurs à éviter pour préserver vos droits à indemnisation lors d’un arrêt maladie en chômage
- 7.1 Un chômeur peut-il bénéficier d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie ?
- 7.2 Comment déclarer un arrêt maladie lorsque l’on est au chômage ?
- 7.3 Que se passe-t-il si l’arrêt maladie dure plus de 15 jours ?
- 7.4 Les indemnités journalières sont-elles soumises à l’impôt ?
- 7.5 Comment gérer le préavis chômage en cas d’arrêt maladie ?
Indemnités journalières et suspension des allocations chômage en cas d’arrêt maladie
Lorsqu’un demandeur d’emploi est confronté à un arrêt maladie, la gestion des indemnités devient une question centrale. Tout d’abord, il faut bien comprendre que les allocations chômage ne peuvent pas être cumulées avec les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Dès que l’arrêt maladie est validé, l’ARE est automatiquement suspendue. Ce principe favorise un maintien du revenu pour les personnes incapables de reprendre un travail, tout en évitant une double indemnisation.
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Le montant des indemnités journalières se base sur les rémunérations antérieures à la perte d’emploi. Concrètement, elles représentent environ 50 % du salaire journalier de base, avec un plafond fixé à 1,4 fois le SMIC horaire, dont le taux brut est de 11,88 € en 2025. Cette régulation permet une compensation financière adaptée, souvent plus avantageuse pour les salariés ayant gagné des salaires élevés comparé au calcul ARE.
Par exemple, pour un ancien salarié ayant perçu un salaire brut moyen de 2 500 € par mois, les indemnités journalières pourraient atteindre environ 1 200 € par mois, sous réserve du respect des plafonds. Par ailleurs, si l’arrêt est inférieur ou égal à six mois, l’éligibilité exige l’avoir travaillé au moins 150 heures dans les trois mois précédant l’ouverture des droits au chômage. Pour des arrêts plus longs, ce seuil grimpe à 600 heures sur les douze mois avant le chômage.
La période concernée par l’arrêt maladie n’est pas déduite de la durée globale d’indemnisation possible des allocations chômage mais, au contraire, elle prolonge la période indemnisable. Ce report est un aspect fondamental qui garantit qu’un bénéficiaire ne perd pas de droits durant une coupure liée à un motif sanitaire comme un congé maladie.
Enfin, à noter qu’un délai de carence de trois jours s’applique avant le versement des indemnités journalières par la Sécurité sociale. Pendant ces jours, aucuns versements ne sont effectués, ce qui peut expliquer certains décalages dans la perception des revenus lors d’un arrêt.

Démarches administratives indispensables pour un arrêt maladie en situation de chômage
Pour bénéficier des droits liés à un arrêt maladie pendant la période de chômage, il est impératif d’accomplir un ensemble de démarches précises dans des délais très stricts. La première étape est l’envoi des volets 1 et 2 de votre arrêt de travail à votre CPAM dans les 48 heures. Cette procédure conditionne le versement rapide des indemnités journalières et évite que le congé soit considéré comme injustifié.
Parallèlement, il faut informer Pôle emploi de la situation, idéalement dans un délai maximal de 72 heures suivant le début de l’arrêt. Cette transmission peut s’effectuer via l’espace personnel du demandeur d’emploi sur le site officiel, par téléphone, ou directement en agence. L’absence ou le retard dans cette déclaration peut générer des complications financières, allant d’une suspension des droits jusqu’à la demande de remboursement des allocations versées indûment.
Pour les arrêts supérieurs à 15 jours, la situation administrative se complexifie : la réinscription à Pôle emploi à la fin du congé est une obligation pour assurer la reprise du versement des allocations. Cela permet à Pôle emploi de mettre à jour la situation du bénéficiaire et d’éviter tout doublon ou interruption injustifiée des allocations.
| Durée de l’arrêt | Actions administratives requises |
|---|---|
| Arrêt ≤ 15 jours | Déclaration à Pôle emploi dans les 72h |
| Arrêt > 15 jours | Déclaration à Pôle emploi dans les 72h + Réinscription à la fin de l’arrêt |
Un autre cas fréquent est celui d’un demandeur d’emploi qui est en arrêt maladie au moment de son inscription à Pôle emploi. Dans cette hypothèse, il ne pourra s’inscrire qu’après la fin de son arrêt, ce qui repousse d’autant la date d’entrée dans le régime d’assurance chômage. Ainsi, ses 12 mois d’éligibilité débuteront au terme du congé, lui permettant de bénéficier d’un délai de régularisation.
Listes des étapes clés à réaliser lors d’un arrêt maladie en situation de chômage :
- Envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM sous 48 heures.
- Informer Pôle emploi de l’arrêt dans les 72 heures.
- Contrôler les dates et conserver tous les justificatifs relatifs à l’arrêt.
- Pour les arrêts longs, réinscription auprès de Pôle emploi à la reprise.
- Adapter votre recherche d’emploi ou vos démarches selon les recommandations.
Comment l’arrêt maladie impacte-t-il vos droits et obligations en tant que demandeur d’emploi ?
Un demandeur d’emploi en arrêt maladie conserve ses droits mais doit également s’acquitter de certaines obligations pour éviter sanctions et ruptures. D’abord, la période d’arrêt prolonge mécaniquement la durée de ses droits à l’allocation chômage de la même durée, ce qui évite de perdre des droits pendant la convalescence.
Pour le montant des indemnités journalières, elles sont supérieures ou équivalentes aux allocations chômage selon votre salaire antérieur. Les 3 jours de carence appliqués par la Sécurité sociale sont à prendre en compte dans l’organisation financière. Durant la période d’arrêt, vous n’êtes pas tenu de chercher activement un emploi.
Du côté des obligations, vous devez impérativement déclarer votre situation à Pôle emploi, sous peine de sanctions. En cas d’arrêt dépassant 15 jours, la réinscription est une formalité obligatoire dont l’omission entraîne la suspension des paiements. Par ailleurs, les règles particulières concernant les bénéficiaires d’une affection de longue durée (ALD) s’appliquent, notamment pour le calcul des ressources prises en compte dans le versement des prestations.
Une illustration concrète : Claire, inscrite depuis janvier à Pôle emploi, contracte une grippe et est arrêtée durant 10 jours. Après l’envoi rapide de son arrêt maladie à la CPAM et la notification à Pôle emploi, ses allocations sont suspendues et remplacées par les indemnités maladie. À son retour, ses droits sont rallongés, ce qui lui permet de poursuivre ses recherches sans perdre de jours d’indemnisation.
Assurer la gestion financière et administrative de votre arrêt maladie en pleine période de chômage
Gérer un arrêt maladie en situation de chômage demande une organisation rigoureuse pour assurer la continuité des ressources et éviter les erreurs préjudiciables. Les indemnités journalières sont généralement plus avantageuses financièrement mais leur versement peut subir un délai en raison du délai de carence.
Pour maintenir la bonne gestion financière, il est conseillé de conserver tous les documents, notamment les volets de l’arrêt, les échanges avec la CPAM et Pôle emploi, ainsi que de faire un suivi régulier de vos paiements. Cela évite les risques de litiges ou d’erreurs dans le calcul des montants versés.
En plus, durant cette période, les droits à la couverture santé restent actifs sans interruption, ce qui garantit la prise en charge des frais médicaux. Sur le plan fiscal, les indemnités journalières sont soumises à l’impôt sur le revenu, sauf cas d’affection longue durée avec exonération partielle.
Voici un tableau synthétisant les points de vigilance pour assurer une gestion optimale :
| Aspect | Recommandation |
|---|---|
| Délais de déclaration | Respecter 48h CPAM et 72h Pôle emploi |
| Conservation justificatifs | Archiver tous les documents d’arrêt et correspondances |
| Suivi des paiements | Vérifier les montants, les dates et les éventuelles retenues |
| Réinscription | Obligatoire après arrêt > 15 jours |
| Information sur ALD | Se renseigner pour bénéficier d’éventuelles exonérations |
Une bonne anticipation et organisation permettent de surmonter les moments d’incertitude liés au chômage et au congé maladie. Plusieurs outils numériques existent, facilitant le suivi et la gestion administrative pour les demandeurs d’emploi, réduisant ainsi les erreurs courantes.

Les particularités des arrêts maladie de longue durée durant le chômage
Quand un arrêt maladie dépasse six mois, la situation devient plus complexe. Appelé aussi affection de longue durée (ALD) lorsque la pathologie est reconnue, ce type d’arrêt modifie les critères d’indemnisation et demande un suivi renforcé.
Pour prétendre aux indemnités journalières, il est nécessaire d’avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois, ou d’avoir cotisé sur un salaire équivalent à 2 030 fois le SMIC horaire. Cela correspond à une condition plus stricte que pour les arrêts courts, liée à la durée prolongée de l’arrêt et à la nécessité d’une protection renforcée.
Le montant des indemnités journalières reste identique à celui des arrêts plus courts : environ 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,4 fois le SMIC. La période de carence de 3 jours s’applique également. Dans la pratique, la Sécurité sociale impose une procédure plus rigoureuse avec des certificats médicaux périodiques et un dialogue constant avec les organismes concernés.
Ces arrêts longs sont souvent liés à des pathologies lourdes telles que des dépressions sévères ou des maladies chroniques. Pour les salariés, il peut exister un complément indemnitaire via la garantie maintien de salaire, notamment pour ceux disposant d’une ancienneté minimale dans leur entreprise.
Administrativement, ce type d’arrêt nécessite une vigilance accrue. La transmission régulière des justificatifs, l’adaptation du dossier auprès de Pôle emploi, ainsi que l’attention portée aux délais de déclaration s’avèrent essentielles pour éviter toute interruption de droits.
Un exemple particulier est celui d’un salarié entré en chômage et souffrant d’une maladie longue durée, qui devra prévoir un suivi et un contact régulier avec la Sécurité sociale, la CPAM, et le conseiller Pôle emploi afin d’assurer une continuité dans ses remboursements et indemnités.
Que faut-il savoir sur le préavis chômage lors d’un arrêt maladie ?
La notion de préavis chômage devient particulièrement importante lorsque survient un arrêt maladie à la fin du contrat de travail. En effet, selon la situation, tout ou partie du préavis peut être effectué en arrêt maladie, avec des conséquences sur le versement des indemnités.
Dans la plupart des cas, lorsqu’un salarié est en arrêt maladie au cours du préavis, ce dernier est suspendu puis reporté à la sortie de l’arrêt. Ainsi, la durée du préavis n’est pas perdue mais décalée, protégeant le droit à indemnisation et à couverture sociale.
Selon le type d’arrêt, les modalités de versement peuvent différer : l’employeur peut être amené à verser des indemnités compensatoires de préavis si celui-ci n’a pas pu être effectué, sauf si l’arrêt maladie est reconnu comme justifié. En cas de doute, il est recommandé de consulter la médecine du travail ou un conseiller spécialisé pour éviter des erreurs pouvant coûter cher.
Cette complexité, fréquemment source de malentendus, nécessite une bonne information pour appréhender les conséquences sur vos droits et vos ressources, en particulier si le préavis coïncide avec la période d’inscription à Pôle emploi ou la recherche active d’un emploi.
Les erreurs à éviter pour préserver vos droits à indemnisation lors d’un arrêt maladie en chômage
Mal gérer son arrêt maladie pendant une période de chômage peut entraîner la perte totale ou partielle de ses indemnités ou de ses droits. Parmi les erreurs les plus fréquentes figurent :
- Oublier de déclarer l’arrêt maladie à Pôle emploi dans les délais impartis (72 heures).
- Ne pas envoyer à temps les volets d’arrêt à la CPAM (48 heures), retardant ainsi les indemnités journalières.
- Ne pas se réinscrire à Pôle emploi après un arrêt maladie supérieur à 15 jours, bloquant la reprise des allocations.
- Continuer à chercher un emploi de façon active alors que le congé maladie vous dispense de cette obligation.
- Ignorer les règles spécifiques applicables aux arrêts de longue durée ou aux affections de longue durée (ALD).
Pour éviter ces erreurs, il est conseillé de se faire accompagner par un conseiller spécialisé ou d’utiliser les plateformes numériques qui intègrent des rappels et un suivi automatisé. Garder une bonne trace de toutes vos communications et certificats médicaux est essentiel pour répondre à toute demande éventuelle de contrôle.

Un chômeur peut-il bénéficier d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie ?
Oui, un demandeur d’emploi peut percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale pendant un arrêt maladie, sous condition d’avoir suffisamment travaillé avant le chômage ou d’être actuellement indemnisé par Pôle emploi.
Comment déclarer un arrêt maladie lorsque l’on est au chômage ?
Il faut envoyer les volets 1 et 2 de l’arrêt maladie à votre CPAM dans les 48 heures et informer Pôle emploi de l’arrêt dans les 72 heures, via votre espace personnel, par téléphone ou en agence.
Que se passe-t-il si l’arrêt maladie dure plus de 15 jours ?
Dans ce cas, il faut non seulement déclarer l’arrêt dans les 72 heures à Pôle emploi, mais aussi procéder à une réinscription à la fin de l’arrêt pour reprendre le versement des allocations chômage.
Les indemnités journalières sont-elles soumises à l’impôt ?
Oui, à l’exception des cas liés à une affection de longue durée (ALD) où une exonération partielle peut s’appliquer.
Comment gérer le préavis chômage en cas d’arrêt maladie ?
Le préavis est généralement suspendu en cas d’arrêt maladie et reporté à la fin de celui-ci, ce qui préserve vos droits et indemnités.



